5. Le programme " Recherche et instrumentation : bases de données géoréférencées et partage de documents géographiques "
a été mené sous la direction de François-Michel Le Tourneau du CREDAL, Paris)Objectifs
- permettre une information réciproque sur l’information géographique stockée dans chacune des unités sans entrer dans un système contraignant de centre de documentation
- à plus long terme, coordonner les acquisitions
Méthode de travail et produits attendus
Durée : 2000-2002
Équipes mobilisées : CREDAL, COSTEL (souhaite intégrer le GIS), UMR ENS-IRD
Coordination : François-Michel Le Tourneau
Budget affecté par le GIS : 85.000 F
Objectifs
Les réunions du GIS Amérique latine de 1999-2000 avaient fait apparaître le besoin d'une réflexion sur la question des bases de données géoréférencées sur l'Amérique latine. Celles-ci se multipliant, il importait de trouver un moyen d'échanger des informations sur "qui possède quoi". Cette information réciproque devait déboucher à court terme sur des possibilités de mutualiser l'information. À cette fin, des moyens ont été demandés - et obtenus - auprès du GIS.
Une réunion fin 2000 a permis de fixer une première étape pour ce projet. Dans un premier temps les objets de l'expérience ont été limités aux cartes et images satellitales détenues dans les différents laboratoires du réseau. L'information mutuelle des partenaires a été assurée par l'intermédiaire d'une base de données centralisée, alimentée par chacun, interrogée via réseau. Le CREDAL, qui possédait les compétences nécessaires à ce chantier, a été désigné comme maître d'œuvre.
Méthodes et premiers résultats
Les crédits obtenus ont été utilisés pour l'acquisition d'une ordinateur devant remplir le rôle de serveur. Les logiciels -tous libres de droit et donc gratuits- ont été téléchargés sur le réseau et mis en œuvre rapidement.
Une première base de données a été mise en place pour contenir les références aux documents géographiques détenus dans les laboratoires. Une réunion a été tenue pour fixer les attributs nécessaires à stocker, avec pour objectif d'éviter la profusion (qui augmente le temps de saisie et diminue donc l'intérêt des laboratoires pour le projet) tout en étant suffisamment explicite pour bien décrire l'objet. Le point fondamental de cette base est le stockage pour chaque document de coordonnées géographiques permettant de situer, même grossièrement, la zone couverte.
La première interface a été lancée courant 2001. Elle peut être consultée à l'adresse http://bddgis.iheal.univ-paris3.fr:8080/cartes. Elle permet aux laboratoires partenaires d'entrer leurs données, mais reste protégée (un mot de passe est nécessaire pour insérer des informations ; par ailleurs, chaque information est associée automatiquement avec la personne qui l'introduit : celle-ci ne peut ajouter de documents stockés chez un autre). Pour la consultation, ouverte à tous les publics, deux possibilités sont offertes : soit une recherche directe par mot-clé, soit le téléchargement de la base de données au format standard MIF/MID, qui permet à l'utilisateur d'intégrer les données dans son SIG. En novembre 2001, la base comprend environ 215 cartes et 129 images de télédétection, concernant principalement le Brésil.
Améliorations et perspectives
Conscient du frein à l'utilisation que représentait l'absence d'une visualisation directe des données, le CREDAL a entrepris un nouveau travail en novembre 2001 afin d'installer une interface SIG sur la base de données (Mapserver), de manière à permettre des interrogations en ligne par voie graphique. Le résultat sera prêt d'ici peu et devrait permettre d’utiliser véritablement cet instrument d'échange au sein du GIS.
Son aspect plus "fini" en permettra sans doute également plus facilement la promotion. Il restera à étudier la question d'un couplage plus large avec les bases du même type, on pense en particulier à la BN-Opaline. On pourra également commencer à élargir la réflexion à d'autres objets, comme par exemple les bases de données statistiques relatives à l'Amérique latine : comment les référencer ? Comment rendre compte de manière compacte de leur richesse ?