Ayotzinapa, vérité et justice – Últimas Noticias

Le 18 août 2022, la Commission pour la vérité et l’accès à la justice dans l’affaire Ayotzinapa (CoVAJ), créée par le président Andrés Manuel López Obrador, a présenté publiquement le rapport préparé pour répondre à la demande fondamentale des parents et des proches des 43 étudiants normalistas des disparus en 2014 : le droit à la vérité et à la justice.

La présentation du rapport a été faite par le sous-secrétaire aux droits de l’homme du secrétaire à l’intérieur, Alejandro Encina, qui préside la CoVAJ, en présence des mères, des pères et des proches des jeunes qui ont été attaqués et disparus par l’État. forces le 26 septembre 2014. et groupes criminels.

De la présentation de ce rapport et des travaux de la CoVAJ elle-même, il y a plusieurs choses à souligner.

1 L’engagement du président AMLO à « ne pas mentir, ne pas voler et ne pas trahir le peuple mexicain » en tant que principe éthique fondamental de la gestion publique. Le rapport rappelle que les actes du gouvernement doivent être avant tout éthiques, c’est pourquoi l’action des gouvernants et des dirigeants politiques en général doit être soumise à des principes et des valeurs. Ces trois aspects constituent le principe fondamental de la gestion du président et le rapport en rend compte.

2 Un travail collectif, responsable et respectueux des lois. Le travail d’investigation et de recherche de la vérité (qui n’existait pas) a impliqué la réalisation d’une enquête approfondie et approfondie (qui ne se termine pas par ledit rapport), qui a été étayée par l’étude et l’investigation des éléments déjà fournis par d’autres comme le Groupe Interdisciplinaire d’Experts Indépendants (GIEI) et les contributions des parents des 43 jeunes, leurs rapports de constats, leurs revendications à être accompagnés dans la recherche inlassable de leurs proches, leur douloureux cri de justice et de connaître la vérité.

3 L’importance de mettre la science et la technologie au service de la vérité. Sur la base des contributions et des exigences mentionnées ci-dessus, la recherche a fait appel à la science et à la technologie, aux études scientifiques, comme le déduit la collaboration de l’équipe argentine d’anthropologie médico-légale et les processus d’identification génétique réalisés.

4 La possibilité réelle que le gouvernement lui-même puisse « démolir les obstacles, briser l’inertie et la complicité que l’État mexicain a mis en place pour cacher la vérité sur la disparition des normalistas » (1). Il est très important en période de Transformation ou de Révolution que l’État ait la capacité de se remettre en cause, de se remettre en question à partir des revendications des plus faibles, de ceux qui sont touchés par l’action de l’État lui-même, et c’est quelque chose qui s’exprime dans le rapport précité.

Le rapport expose à la fois les sources de l’enquête et un récit détaillé de ce qui s’est passé dans la douloureuse nuit du 26 septembre 2014. Le produit du travail d’enquête aboutit aux conclusions suivantes :

-La disparition des 43 étudiants constituait un crime d’état.

– Il y a eu négligence et omission de la part des autorités fédérales et étatiques dans les enquêtes liées à l’affaire.

– Des membres de groupes criminels et des membres de diverses institutions de l’État mexicain ont assisté à la disparition des normalistas.

-La présence des étudiants à Iguala correspondait à leur participation aux actions de revendication étudiante convenues dans leurs instances de participation et de prise de décision.

-« Qu’il n’y a aucune indication que les étudiants sont vivants » (2).

– Il est nécessaire de continuer à chercher des étudiants dans divers lieux et lieux.

Le rapport du CoVAJ démolit la version de la « vérité historique » avec laquelle les autorités précédentes voulaient faire taire la douleur et les demandes des familles et de la société qui, depuis 2014, ont souffert de cet horrible crime. Ceux qui luttent contre l’impunité et pour que les responsables de cet acte soient jugés ont au CoJAV un espace pour panser les blessures qui ont été générées.

Le rapport présenté se compose de 103 pages, c’est un document qui doit être lu par les dirigeants sociaux, les défenseurs des droits de l’homme, les fonctionnaires, les universitaires, les chercheurs et, en général, par les femmes et les hommes qui travaillent chaque jour pour un monde meilleur. C’est une contribution fondamentale pour que la vérité et la justice soient obtenues dans le cas d’Ayotzinapa.

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