Le Brésil doit s’adapter pour continuer avec l’agro-industrie en Europe – Jornal da USP

Le professeur Pedro Luiz Côrtes commente les conséquences de l’approbation de l’interdiction des produits liés aux zones de déforestation pour le Brésil

L’interdiction de commercialisation exige non seulement que les produits ne proviennent pas de zones déboisées, mais aussi qu’ils respectent les droits de l’homme tout au long du processus – Photo : Cícero Pedrosa Neto/Amazônia Real

Le projet de loi adopté par le Parlement européen, par 453 voix contre 53, interdit la commercialisation, dans les pays du bloc, des produits agricoles issus des zones déboisées. Elle doit être votée par tous les pays qui composent l’Union européenne (UE) avant de devenir effectivement loi et d’être définitivement appliquée.

Le professeur Pedro Luiz Côrtes, de l’École des communications et des arts (ECA) et de l’Institut de l’énergie et de l’environnement (IEE) de l’USP, souligne que cette approbation aura un impact majeur sur le commerce brésilien : « L’Union européenne représente un marché important, il existe une diversité de produits que le Brésil exporte vers l’Europe ».

Situation brésilienne

L’adoption de cette proposition allume un signal d’alarme pour l’agro-industrie brésilienne. « [O Brasil] Elle a besoin de se refaire une image, les produits brésiliens sont associés à la déforestation », déplore Côrtes.

Pedro Luiz Côrtes – Photo : IEA-USP

L’interdiction de commercialisation exige non seulement que les produits ne proviennent pas de zones déboisées, mais aussi qu’ils respectent les droits de l’homme tout au long du processus. Le professeur précise : « Lorsqu’il est agréé, les producteurs doivent garantir la traçabilité des articles exportés vers l’Union européenne, permettant aux importateurs de la vérifier ».

Bien qu’elle concerne le Brésil, la législation s’applique également aux pays qui composent l’UE. La Finlande et la Suède sont des exemples où le commerce du bois est essentiel, mais la déforestation est intense. Ainsi, il est possible qu’il y ait des pressions contre la loi au sein du bloc européen.

solution possible

La proposition considère les lois du pays d’origine comme base, c’est-à-dire que si le Brésil respecte ses propres lois environnementales, le produit peut être commercialisé avec les pays européens qui adoptent la loi. Côrtes commente : « Il semble que suivre la loi ici au Brésil soit devenu une option et non une obligation ».

Bien que respecter les lois semble simple, le professeur voit une solution possible à l’obstacle brésilien : « Les producteurs brésiliens pourraient financer des projets de restauration des forêts. Une option consiste à utiliser un sceau de certification qui indiquerait, en plus d’une origine légale, qu’une partie des revenus tirés de la vente serait utilisée dans la restauration des zones dégradées ». De cette façon, les consommateurs seraient encouragés à acheter des produits brésiliens certifiés, d’autant plus que l’attention mondiale se concentre sur la déforestation brésilienne. « On pourrait transformer un problème en solution », propose Côrtes.


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