Le MPF clôt l’affaire des « pedaldas » qui a conduit à la destitution de Dilma

Dilma.com.br – Six ans après que le Sénat a approuvé la mise en accusation de Dilma Rousseff pour crime de responsabilité fondé sur le soi-disant « pédalage fiscal », le ministère public fédéral (MPF) a promu le classement sans suite de l’enquête civile intentée contre le l’ancien ministre de Fazenda Guido Mantega qui a enquêté sur des irrégularités présumées dans des opérations de crédit entre le Trésor et Banco do Brasil qui auraient été commises en 2015.

« La vérité a éclaté », a déclaré Dilma Rousseff. « Cela a pris du temps, mais justice est faite. » L’ancien président a également fait l’objet d’une enquête du parquet fédéral dans le cadre de l’enquête civile visant à identifier les responsables du « pédalage fiscal », considéré par les enquêteurs comme un acte d’improbité administrative.

Bonne foi

Toujours en juillet 2016, le ministère public fédéral à Brasilia a demandé la clôture d’une enquête pénale sur le soi-disant «pédalage fiscal», alors que l’acte de retarder les transferts obligatoires aux banques publiques de fonds pour le paiement des prestations sociales est devenu connu. Mais il a décidé d’inclure Dilma dans la liste des suspects. L’affaire a évolué et l’enquête a montré que l’irrégularité administrative ou le crime n’était pas prouvé.

Outre Mantega, alors secrétaire au Trésor national, Arno Augustin et Dilma Rousseff elle-même figuraient parmi les personnes enquêtées. Il convient de rappeler qu’en août 2016, le Sénat a condamné Dilma à la perte du poste de président de la République, estimant que le « pédalage fiscal » violait la loi de responsabilité fiscale.

La 5e Chambre de coordination et d’examen de la lutte contre la corruption a approuvé le dépôt, au motif que « tant la Cour des comptes fédérale que la Direction des affaires intérieures du ministère de l’Économie ont exclu la possibilité de tenir des agents publics responsables du pédalage fiscal de la l’année 2015, soit en raison de la vérification de la bonne foi des intervenants, soit parce qu’ils n’ont procédé que conformément aux usages du Ministère du Plan, du Budget et de la Gestion ».

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