Le salaire des métallurgistes perd du pouvoir d’achat, mais les entreprises proposent même un réajustement par tranches

São Paulo – La représentation des métallurgistes de la CUT dans l’État de São Paulo a déjà tenu plusieurs rounds de négociation avec les blocs patronaux, mais un accord semble encore loin. Certaines entreprises ont même proposé un réajustement salarial par tranches, déjà rejeté par les syndicalistes. « Désormais, nous allons encore redoubler d’efforts pour rechercher une véritable augmentation des salaires et le maintien des droits », déclare le président de la FEM-CUT/SP (fédération étatique de la catégorie), Erick Silva.

La semaine dernière, les dirigeants des 13 syndicats affiliés à la fédération se sont réunis à Pindamonhangaba pour évaluer la campagne et discuter des moyens d’intensifier la mobilisation dans tout l’État. Il y a également eu une manifestation devant Gerdau – environ 30% du secteur sidérurgique est concentré à Vale do Paraíba, où se trouve Pindamonhangaba. « Nous voulons construire un accord de base avec une réelle augmentation et un maintien des clauses sociales. La mobilisation de toute la catégorie sera fondamentale », renforce le président du syndicat ABC, Moisés Selerges. Les métallurgistes à la base de CUT ont pour date de base le 1er septembre. Le cumul INPC-IBGE devrait avoisiner les 9%, mais les syndicalistes soulignent que l’inflation est plus élevée à São Paulo.

Dans une interview avec Cosmo Silva et Ana Rosa, au programme Brésil TVT Magazine, Erick a commenté le déroulement de la campagne et a rappelé qu’il s’agit d’une négociation fragmentée, puisque le secteur des affaires est divisé par l’activité économique. « Nous avons négocié avec neuf groupements d’employeurs, pour la plupart organisés au sein de la Fiesp », se souvient-il.

Des représentants des 13 syndicats affiliés se sont réunis à Pindamonhangaba, à Vale do Paraíba, pour discuter de la mobilisation (Photo : FEM-CUT)

Nationalisation des composants

« C’est vraiment une négociation pulvérisée avec la division patronale, alors que les métallurgistes de la CUT sont unis, et cela nous oblige à négocier sur plusieurs fronts », raconte Erick. Ainsi, alors que certains secteurs parlaient du réajustement par tranches, « il y avait un groupe patronal qui proposait même le retrait des droits fondamentaux », a-t-il rappelé.

Il cite, à titre d’exemple, la stabilité des blessés. De plus, dans les assemblées et les conversations aux portes des usines, les ouvriers pointent toujours du doigt la diminution du pouvoir d’achat des salaires face à l’inflation. Les métallurgistes ont déjà eu des négociations avec la plupart des groupes d’entreprises.

Selon Erick, la récente crise d’approvisionnement en composants renforce la demande de nationalisation des composants. « Cela a toujours été notre programme », dit-il. « Nous avons un gouvernement de l’État de São Paulo totalement absent de cette discussion. Au gouvernement fédéral, vous n’avez pas de politique industrielle.

Dès lors, l’enjeu électoral devient encore plus important, souligne le dirigeant. « Le travailleur ne peut même pas faire cet achat du mois. Tout ce que nous vivons est le résultat des politiques gouvernementales.

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